Thomas Ferrando : A 12 ans je me suis essayé à ce qui deviendra plus tard la NASCAR Whelen Euro Series

Credits: NASCAR Whelen Euro Series / Stephane Azemard

Le jeune pilote de 21 ans roule cette année pour le team Alex Caffi Motorsports. A l’issue de la première manche de la NASCAR Whelen Euro Series, il revient avec nous sur le début de sa carrière ainsi que sur son week-end à Valence.

Quel est votre parcours en sport mécanique ?

J’ai commencé autour de chez moi avec une voiture à pédales mais aussi en faisant du drift avec mon père. Un jour, un ami proche, Olivier Bâcle, mon futur team manager et invétéré spotter, a suggéré à mes parents de me faire découvrir le karting. De 7 à 12 ans j’ai donc pratiqué ce sport à travers l’Europe en participant aux championnats régionaux dans la région PACA, puis aux coupes et championnats de France, au championnat de Belgique (dont je suis vice champion) et à la coupe du monde.
Mais le karting est couteux et nous ne trouvions pas de partenaires. Olivier Bâcle est alors venu nous voir et nous a dit: « J’ai un ami, Jérôme Galpin, promoteur d’une nouvelle série, l’Euro racecar. Tu devrais essayer ! »
Ainsi pour la première fois, à 12 ans et demi je me suis essayé à ce qui deviendra plus tard la NASCAR Whelen Euro Series. L’année de mes 14 ans, nous sommes allés faire quelques courses aux USA car là-bas il est possible de participer à des compétitions à cet âge. Enfin, depuis mes 16 ans, je participe à la NASCAR Whelen Euro series.

Pouvez-vous nous parler de ce que vous avez ressenti pour votre première course automobile et comment avez vous vécu cette expérience alors que vous aviez seulement 14 ans ?

Je me suis surtout senti très chanceux ! C’était quand même exceptionnel de faire un course de 200 tours à Bowman Gray à 14 ans ! Durant cette course, je pense avoir beaucoup appris, notamment comment se battre proprement et surtout comprendre l’esprit NASCAR, qui est une immense famille à travers le monde.

Credits: NASCAR Whelen Euro Series / Stephane Azemard

Vous avez connu des hauts et des bas à Valence. Pouvez vous nous parler de votre week-end ?

Vous savez, cet hiver a été compliqué avec la recherche infructueuse de sponsors, cela après l’annonce de la fin du sponsorship sensationnel de Knauf durant 4 ans.
Nous avons appris très tard que nous pourrions finalement faire la saison. Nous n’avons donc pas pu faire d’essais cet hiver. A Valence, nous avons eu quelques problèmes mécaniques mais nous avons montré dans le round 2 notre potentiel pour viser le top 10. Donc il n’y avait pas que du mauvais loin de là et je pense que c’était même prometteur en dehors des problèmes.

Credits: NASCAR Whelen Euro Series / Stephane Azemard

Les pneus et suspensions ont changés cette année. Était-il facile de s’adapter à ces changements malgré le manque d’essais ?

Je pense que le week-end m’a permis de comprendre seulement une petite partie de ces changements. Les pneus étant tellement particuliers, je pense qu’il faudra un peu plus de roulage pour les comprendre vraiment !
En revanche l’adaptation aux suspensions a était très rapide je n’ai pas eu de problème avec.

Quels sont vos objectifs cette saison ?

Mes objectifs sont assez simples : gagner le plus de courses possible et jouer les première places au championnat en Élite 1.
Nous visons en priorité le titre Junior mais si nous pouvons remporter le championnat, nous le ferons !

Interview de Thomas Ferrando le 20 Avril 2019 réalisée par Guillaume Hesnault