Guillaume Deflandre J’espère participer à la fin du championnat

Credits: NASCAR Whelen Euro Series / Stephane Azemard

Le jeune pilote Belge présent en Nascar Whelen Euro Series depuis 2015 nous parle de ses débuts dans la série ainsi que de son avenir incertain dans le championnat.

Quel a été votre parcours en sport mécanique ?

Comme beaucoup, j’ai commencé par le karting à l’âge de 5 ans où j’ai appris les bases du pilotage. J’ai notamment fait la finale mondiale à Lyon en X30 junior. Lors de mes dernières courses, j’ai été repéré par un recruteur à Spa-Francorchamps qui m’a proposé de rencontrer Jérôme Galpin (président de la NWES) pour passer des tests et savoir si j’étais apte à intégrer son programme.

Quelles ont été vos premières sensations à bord de la voiture ?

Quand je suis monté à bord pour la première fois, j’ai d’abord eu une sensation étrange. En karting on voit tout mais on est à l’étroit. En NASCAR, c’est beaucoup plus spacieux mais le champs de vision est étroit. La voiture fait presque 5 mètres de long, a un V8 de près de 500 chevaux. Donc au départ on a un peu une sensation d’insécurité mais après quelques tours on s’y adapte. Ensuite c’est juste du plaisir.

Après une saison 2018 où vous avez remporté 3 victoires avec Memphis Racing en Elite 2, vous serez absent à Valence pour le début du championnat. Quelles en sont les raisons ?

Lors de la précédente saison, j’ai réussi à boucler le budget pour rouler chez Memphis Racing avec l’aide d’un sponsor mais il s’est rétracté pour cette saison. Nous n’avons donc pas le budget pour Valence, ni pour les autres manches. Avec mon manager nous essayons de trouver des financements afin de participer aux dernières manches du championnat.

Credits: NASCAR Whelen Euro Series / Stephane Azemard

Comment les fans et les entreprises peuvent vous soutenir ?

J’ai ouvert une collecte de fond sur Facebook (le lien ici) dont l’objectif est d’atteindre la somme de 5.000 €. Cela m’aiderait ainsi à revenir en NWES. Les fans peuvent partager cette annonce pour qu’elle soit le plus largement diffusée. Les entreprises peuvent également participer à la collecte de fond et obtenir de la publicité en échange.

Credits: NASCAR Whelen Euro Series / Stephane Azemard

Aimeriez-vous voir l’arrivée d’un second ovale en NWES ?

Les ovales m’attirent un petit peu moins mais je les trouve en revanche intéressants car ce ne sont pas des circuits faciles comme certains peuvent le penser. Il y a un feeling particulier, il faut être en confiance à 100 % avec la voiture. Pourquoi pas un second ovale comme à Venray où les dépassements sont plus faciles, la sécurité y est meilleure qu’à Tours où à la fin du week-end il y avait beaucoup de casse.

Vous avez roulé à Bowman Gray en Caroline du nord, pouvez-vous nous parler de cette expérience ?

J’avais 15 ans et c’était ma première course en NASCAR où on m’avait confié une voiture de près de 600 chevaux. Les américains ont une autre philosophie, l’ambiance était comparable à celle d’un stade. Ce n’était pas facile mais j’ai pris beaucoup de plaisir et c’était très enrichissant.

Vous roulez souvent sur la simulation Iracing. Que cela vous apporte t’il en tant que pilote ?

Sur une bonne simulation, proche de la réalité, c’est une bonne aide. Ainsi en participant à des courses en simulation, sur des circuits comme Zolder ou Hockenheim, on apprends les trajectoires et à les optimiser. Cela permet aussi de mieux appréhender le comportement de la voiture en fonction des différents réglages.

Interview de Guillaume Deflandre le 9 Avril 2019 réalisée par Guillaume Hesnault