Frédéric Gabillon Notre objectif, c’est le championnat

Credits: NASCAR Whelen Euro Series / Stephane Azemard

Pilote du team RDV Compétion, présent en Nascar Whelen Euro Series depuis 2013 et 3 fois vice-champion de la discipline, Frédéric Gabillon nous parle de son week-end à Valence où il termine 8ème du round 1 et 6ème du round 2.

Pouvez-vous nous parler de votre week-end à Valence ?
C’était un week-end très compliqué pour nous. On a peu roulé jeudi car un pilote Élite 2 ne m’a pas vu et m’a percuté. On a dû changer un demi-train et donc on n’a pas pu faire le programme prévu.
On pensait être dans le coup mais avec les nouveaux pneus, les nouveaux amortisseurs et le manque de roulage, nous n’avons pas réussi à trouver les bons réglages. On obtient la 7ème place en qualification et dès la première course les pneus se sont énormément dégradés. A la régulière, on perdait 1 seconde au tour.
Le Dimanche, durant le warm-up on était plus rapides que la veille. On termine 6ème en perdant 5 dixièmes au tour. Il nous reste donc beaucoup de travail à faire sur la voiture car les set-up prévus ne fonctionnaient pas du tout avec ces pneus.

Quels sont les principaux changements avec les nouveaux pneus General Tyres par rapport aux pneus Michelin utilisés l’an dernier ?

Les General Tyres sont plus étroits, la carcasse est beaucoup plus rigide et ils ont un drop off important. Tout le monde perd deux secondes/tour à partir du 6 ou 8ème tour. Il est compliqué de trouver les pressions et les réglages châssis. En performance pure ils ne sont pas loin des Michelin mais leurs usures est plus rapides. C’est donc compliqué à gérer.

Credits: NASCAR Whelen Euro Series / Stephane Azemard

Pensez-vous que les pneus vont s’améliorer ou les teams vont-elles devoir s’adapter ?

Pour Franciacorta il va falloir travailler sur les réglages. A Brands Hatch nous devrions avoir un nouveau type de gomme avec une nouvelle carcasse car actuellement cela ne convient pas vraiment à la voiture.

Le niveau est plus relevé que jamais, comment abordez-vous le championnat ?

On l’aborde de la même façon que les autres années. Cette année il n’y a pas de pilotes Elite 2 sur ma voiture donc il y a moins d’usure sur certaines pièces. Notre objectif, c’est le championnat. Le but est de gagner une ou deux courses durant la saison et d’être en lice pour le championnat lors de la finale.

Les limites de la piste était une des principale préoccupation des pilotes ce week-end. Quel est votre ressenti à ce sujet ?

J’étais proche de me prendre une pénalité lors de la première course. A Valence c’est toujours la même histoire, lors du départ de la course 1 beaucoup ont coupé dans le premier virage. Le problème, ce week-end, c’est que nous n’avions pas vraiment le choix, la voiture sous-virait énormément et j’avais beaucoup de mal à la garder sur la piste. Tenir la ligne de course avec des pneus comme cela, cela va être un problème sur toutes les pistes.

Le plaisir au volant est-il impacté ?

Oui, ce n’est même pas comparable aux saisons précédentes. il y a un an à Valence, on terminais les courses en 1:40:4 et cette année nous étions en 1:43:8. Nous avons donc perdu plus de 3 secondes en fin de course par rapport à ce qu’on faisait avec les Michelin. Ce n’est pas amusant du tout car on ne peut pas attaquer. On va voir avec la nouvelle spécificité des pneus prévue.

Credits: dutchnascarfans.nl

Cela fait 5 ans que vous roulez avec le team RDV Compétition, vous avez fait le choix de la continuité en restant avec eux ?

Avec Franck (Violas, team manager de l’équipe) on s’entend vraiment bien. La team a toujours fait ce que je souhaitais. Nous avons toujours eu suffisamment de pièces et nous n’avons jamais eu besoin de rouler à l’économie. Quand Eric Hélary a arrêté de rouler dans le championnat, je voulais absolument garder le même ingénieur et rouler dans une team française. J’ai discuté la première fois avec Franck au Mans en 2014 et on s’est tout de suite bien entendu. Ensemble, nous avons été deux fois vice-champions NWES. Cela ne m’a jamais traversé l’esprit de changer de team.

Interview de Frédéric Gabillon le 15 Avril 2019 réalisée par Guillaume Hesnault